Nul demeure


C'est l'hiver,
l'oiseau - son cri dans les plumes -
donne plus de chaleur l'arbre nu.
L'accent du silence roulé par la pierre
prend forme de neige.
Le vent ne cherche pas
le murmure des feuilles qu'il aime tant
et le rire devenu rare
n'ose plus son éclat.
Un demeurant pourrait croire à la fin du monde
mais ici, peu ou prou, tout le monde passe et sait.
L'hiver le printemps
si distants
l'autre bout se touchent.


***

Flèche empannée de l'hirondelle
Loin des vaines prémonitions humaines
Ton être tendu vers l'a-venir
.


                                                   Marc Desplos