La vie qui court
Le temps qui passe
Effacent pour
toujours
Les années qui
trépassent.
Enfants que je
dorlote,
Mes mains ont du
plaisir
A vous sentir frémir
Quand votre corps
sanglote.
Adolescents que
j’aime,
Je vois en vous la
flamme
Qu’en des moments
austères
Je promenais dans
l’âme ;
Au-delà de vingt ans,
Je n’ai plus
seulement
Que vous dans mes
espoirs :
Vous êtes mon miroir.
Je sais qu’il sera
vain
De caresser le temps
Et de laisser le vent
Balayer mes
chagrins ;
Au déclin de mes
jours
Je mourrai sans envie
Lorsque la vie qui
court
M’enlèvera la vie
B. Doulet , Montpellier Oct 67