Acceptation

 

Un visage paisible

Et deux larmes qui coulent ;

Rien d’autre n’est visible,

Point de cœur qui ne bouge.

 

Ce peut-être une fleur

Que la rosée rosit

Pour mieux parer l’ardeur

Du soleil qui surgit.

 

Gris, jaune et puis rouge ;

Le tic tac monotone

De l’horloge fait mouche ;

Le ciel ne s’en étonne.

 

Il a cessé de vivre

Il n’avait que trois ans.

Mais la montagne vibre

Sous les rayons brûlants.

 

Les couleurs s’articulent,

La fleur vers le soleil

Raidit ses tentacules

-demain, tout est pareil.

 

Rien d’autre n’est visible,

Point de cœur qui ne bouge,

Un visage paisible

Et deux larmes qui coulent.

 

   B. Doulet